Au terme d'une seconde période magnifique le MHSC s'est imposé (2-0) face à des Marseillais surpassés dès l'ouverture du score d'Aït-Fana. Le MHSC dans une Mosson en fusion au coup de sifflet final, assure définitivement son maintien, bien calé en deuxième position. Une seconde saison peut démarrer avec comme ambition de décrocher l'Europe.
Il ne faut plus se pincer. Montpellier est bel et bien second du championnat. En s'imposant ce soir face à l'OM, le MHSC a affirmé un potentiel exceptionnel et s'ouvre d'autres ambitions. Cette équipe a désormais seize rencontres pour écrire l'une des plus belles pages de l'histoire du club, et décrocher une place en Coupe d'Europe.
Privés de victoire depuis 1999 contre les Olympiens, les Héraultais ont construit leur succès en seconde période, un coup de génie d'AïtFana décantant la situation. Il faut dire que les 45 premières minutes furent assez délicates. Niang alerta Jourdren dès la 2eme minute, Montaño enroula un coup franc sur le poteau de Mandanda, complètement battu à la 4eme. Montpellier peine surtout au milieu de terrain, les Pailladins abusant de longs ballons, habitués pourtant à déployer un jeu construit fait de passes courtes.
Marseille par le remuant Koné fait des misères aux Pailladins, sans se montrer réellement dangereux. Seule une frappe de Niang lancé en profondeur est captée facilement par Jourdren. Montpellier à l'image de ses Ultras retrouve de la voix en fin de période. Une frappe de Marveaux dans les bras de Mandanda, et surtout cette tête non cadrée de Montaño, seul au second poteau à la réception d'un caviar d'AïtFana font frémir une Mosson encore timide.
Il faut donc attendre ce coup d'éclat d'AïtFana pour que Montpellier se libère. A la suite d'un jeu à trois, avec Pitau, l'International Espoir est alerté par Jeunechamp côté gauche. AïtFana pénètre dans la surface se joue de trois défenseurs et croise un petit pointu hors de portée de Mandanda. La Mosson commence alors à tanguer de bonheur.
Marseille ne tarde pas à réagir, mais se heurte à une défense à la solidité retrouvée après une entame poussive. El Kaoutari sauve en catastrophe devant Niang, Spahic fait parler sa vista, et surtout Yangambiwa énorme de courage réussit des interventions et des débordements sur son côté droit, jamais vus auparavant. Le MHSC bien replié procède en contre. A la 74eme minute, lancé en profondeur, Montaño tente de lober Mandanda sorti à son encontre.
Sur le corner, Costa enroule fort son ballon au premier poteau, Cheyrou expédie d'un magistral coup de tête le cuir au fond des filets de Mandanda. A (2-0) l'OM est KO. Les rentrées de Valbuena et de Lucho ne masquent pas les lacunes offensives symbolisées par la prestation déplorable de Ben Arfa. Alors que la Mosson se lance dans une Ola des grands soirs, Montaño rate une balle de (3-0) en or.
Après quatre minutes d'arrêts de jeu, au terme d'une action collective ponctuée par les "Ole" chambreurs de la foule, Belhanda est balancé irrégulièrement dans la surface. S'en suivent deux minutes d'attroupement général plus ou moins bien géré par un M.Fautrel aussi pointilleux qu'étrange dans ses prises de décision. La fin du match est sifflée dès que les vingt-deux protagonistes retrouvent leur sang froid.
Les Pailladins peuvent alors communier avec leur public, et saluer une dernière fois le défunt membre de la Butte. Un succès magnifique qui doit en appeler d'autres pour continuer à rêver. Après la tenue de gala contre l'OM, le MHSC doit enfiler le bleu de chauffe et se déplacer à Boulogne, qui abattra l'une de ses dernières cartes pour le maintien.
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